Résumé
Nous aborderons ce cours « apprendre à débattre » à partir de l’analyse de quelques grandes controverses philosophiques. Une controverse philosophique est un désaccord argumenté et persistant entre positions rivales autour d’une question conceptuelle, morale ou politique, dans un cadre où un minimum de présupposés communs permet la confrontation rationnelle des arguments. Plus structurée qu’une simple discussion, elle implique des protagonistes identifiés, des enjeux théoriques ou pratiques clairement circonscrits et une scène de légitimation (école, tradition, espace public savant) où l’on cherche, sinon à trancher définitivement, du moins à clarifier les termes de la controverse. Par rapport au débat, qui peut désigner tout échange organisé de points de vue, la controverse met l’accent sur la dimension conflictuelle et durable du différend, sur la division qu’il instaure au sein d’un même espace de pensée, et sur le travail d’élucidation conceptuelle qu’exige la confrontation serrée d’arguments et de contre‑arguments.

Résumé
Dès son apparition, au début du XIXème siècle, la philosophie des sciences se présente sous deux aspects bien distincts : pour certains la philosophie des sciences se présente comme un discours sur la connaissance en général, c’est « philosophie de la connaissance »), pour d’autres elle se présente comme un discours sur les sciences particulières, c’est la « philosophie des sciences », *stricto sensu*. Ces deux approches sont complémentaires. Elles sont cependant très différentes et elles déterminent des tendances à l’intérieur de la philosophie des sciences. En effet la première affirme, parfois explicitement, parfois seulement implicitement, que toutes les connaissances humaines dérivent d’une seule et même puissance de connaître et que c’est cette puissance de connaître qu’il s’agit de comprendre. On se désintéresse, dès lors, du contenu de ces connaissances. On s’intéresse seulement au processus, censé être le même dans tous les domaines, qui permet de produire du savoir. Dans la seconde approche, au contraire, on s’intéresse à la diversité des connaissances avec l’idée qu’il pourrait bien y avoir des différences entre les façons de connaître selon que celles-ci s’appliquent à différents objets. Si on s’intéresse à l’objet « atome », à l’objet « cellule » ou à l’objet « société », on n’emploiera pas nécessairement les mêmes méthodes, les mêmes façons de penser. On ne considère pas, ici, comme une évidence allant d’elle-même que toutes les connaissances humaines sont le produit d’un seul et même pouvoir de penser se diffractant sur autant d’objets qu’il en peut saisir. On considère que l’objet et la pensée construisent ensemble la connaissance, dans leur rencontre. D’où la nécessité de parler de formes de connaissance en spécifiant à chaque fois l’objet qui est visé par cette forme de connaissance.

Au début des années 2000 est apparu, en philosophie, un courant qui s'est lui-même intitulé « nouveau réalisme ». Le cours s'attachera à suivre la naissance de ce mouvement en le plaçant dans la continuité du débat sur le réalisme qui s'est déroulé tout au long de l'histoire de la philosophie, depuis ses commencements en Grèce, cinq siècles avant Jésus-Christ.

Résumé
Le cours retracera l'histoire des liens entre psychologie et philosophie en s'arrêtant particulièrement sur deux périodes : l'antiquité et les épisodes de l'histoire de la philosophie au cours desquels se mettent en place la notion d'« âme », et la naissance de la psychologie scientifique dans le dernier tiers du XIXème siècle. On s'attachera à suivre les réactions de la philosophie à la naissance de la psychologie parmi lesquelles figurent notamment l'apparition d'un courant de la philosophie déterminant pour jusqu'à nos jours : la phénoménologie.
